CAP 21 Franche-Comté

CAP21, club de réflexion créé par Corinne LEPAGE, s'est transformé en mouvement  politique Centriste, avec un programme orienté sur la préservation de l'environnement et replaçant le citoyen au coeur de la vie politique, pour qu'il soit un acteur conscient, actif et qu'il donne à la politique un souffle nouveau.

Adhérents ou sympathisants, rejoignez-nous.

Aux côté de Corinne  LEPAGE, notre mouvement est pluraliste, ouvert à tous pour la défense de notre environnement et de nos valeurs Républicaines et Laîques. Pour CAP 21 l'unique modéle de croissance possible est celui du développement durable, le seul à prendre en compte les composantes environnementales.

                                   






Fabrice GIRARDET, délégué régional Franche-comté,






 reste à votre disposition pour tous renseignements : cap21franchecomte@hotmail.fr


Photos


le 4 avril 2008 devant le Tribunal Correctionnel de Besançon pour soutenir François Mandil et notre droit à produire et manger sans OGM.














manifestation à Lons l
e 24 mai 2008 contre le projet le la compostière de Lemuy












http://sit-adell.monsite.orange.fr/index.jhtml

manifestation EPR Paris 12 Juillet 2008








Jeudi 2 juillet 2009

La création de la toute nouvelle agence mondiale dédiée aux énergies renouvelables IRENA (International Renewable Energy Agency) est entrée dans sa phase active le 29 juin en désignant sa directrice générale et le lieu où sera installé son siège.
 
La Directrice générale d'IRENA est une française. Il s'agit de madame Hélène PELOSSE qui était jusqu'à ce jour directrice adjointe du cabinet du ministre JL BORLOO
 
En janvier 2009, 76 membres fondateurs, s'étaient réunis pour le lancement d'IRENA. En juin, à Charm- El-Cheikh, le groupe s'est agrandi et c'est maintenant plus de 140 pays membres qui adhèrent à cette agence dont des pays pétroliers comme le Koweit, Bahrein, les Emirats Arabes Unis, l'Angola, les Etats-Unis.
 
Cette mobilisation traduit l’espoir que le monde met sur les énergies renouvelables mais rend également compte des avancées technologiques en matière d’énergie éolienne, solaire thermique, thermodynamique et photovoltaïque, géothermique, biomasse, hydraulique.....
 
Les énergies renouvelables représentent encore une faible part dans le bouquet énergétique mondial. La part des renouvelables est évaluée à environ 18 % de la consommation, avec deux technologies phares que sont l'hydraulique et la biomasse (15 %).
 
Les autres énergies renouvelables représentent actuellement que quelques % malgré les gains acquis ces dernières années : le coût de l'électricité solaire a chuté de près de 60% ces dix dernières années et celui de l'électricité éolienne a chuté de 80% entre 1980 et 2007 alors que la puissance des éoliennes a explosé, surtout pour les éoliennes offshore.
 
Tout en se réjouissant de toute nouvelle initiative en faveur du développement des énergies renouvelables, CAP21 s’interroge sur l’opportunité de créer une nouvelle agence alors qu'il existe déjà une Agence Internationale de l'Energie (AIE) qui aurait très bien pu se charger de cette mission en créant, en interne, une département spécifique.
 
Pour aller dans le sens d’une plus grande efficacité, CAP21 demande que des synergies soient mises en place entre les différents systèmes internationaux en charge de la problématique énergétique.
 
 
 
 
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Jeudi 2 juillet 2009

 
Les crises économique et financière impactent de nombreux secteurs et les énergies renouvelables n'échappent pas à cette tendance. Si à long terme, les projections sont optimistes, à court terme, le secteur devrait connaître un ralentissement.
Les énergies renouvelables n'échappent pas à la crise. Le salon international des énergies renouvelables et de la maîtrise de l'énergie (SIREME) qui se déroulait à Paris du 24 au 26 juin a notamment été l'occasion de faire un point sur l'impact de la crise sur le développement des énergies renouvelables. Malgré

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http://www.actu-environnement.com/ae/news/impact_crise_EnR_7776.php4

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Jeudi 2 juillet 2009
Brigitte Béjean consacre sa chronique développement durable à la contribution climat-énergie (ex-taxe carbone). Dans Europe 1 Matin avec Marc-Olivier Fogiel.

C'est Michel ROCARD qui va piloter le débat sur la future contribution climat-énergie. Il réunit aujourd'hui et demain des dizaines d'experts, économistes, responsables associatifs pour lancer réellement les discussions. L'idée, c'est qu'on va nous frapper au portefeuille pour nous inciter à consommer moins d'énergie, mais dans le même temps, on va nous rendre l'argent. Comment ça marche ?

D'abord un mot de vocabulaire : jusque-là on disait "taxe carbone". Vous savez cette idée que Nicolas Hulot avait poussé pendant la campagne de la dernière présidentielle. Bon, eh bien, on ne dit plus "taxe carbone". On dit "contribution climat-énergie". Enfin, on verra ce que décidera le gouvernement. Ce n'est pas fait, le débat va durer des mois. Mais voyons ce que propose Nicolas Hulot justement puisque c'est lui qui a inventé cette idée en France.
Son idée, c'est de taxer nos consommations d'énergie : le gaz, l'électricité et bien sûr, le pétrole. Donc, toutes les énergies, pour qu'on apprenne à être plus sobres mais surtout les énergies fossiles, les plus polluantes. Ce pourrait être 6 à 7 centimes par litre d'essence et 1 centime par kilowatt/h de gaz. Mais, on rendrait tout aussi bien aux ménages qu'aux entreprises.
Sous quelle forme ?
Pour les entreprises, Nicolas Hulot propose une petite baisse des charges sur le travail. Par exemple : - 0,5 %. Pour les ménages, ce serait un chèque, disons un chèque énergie de 130 € par foyer fiscal et par an. Donc, si vous faites des efforts et si votre consommation d'énergie et votre pollution vous coûtent moins de 130 euro par an de contribution, vous êtes gagnants. Si vous êtes dans la catégorie "je gaspille", eh bien vous êtes perdants financièrement. Cette contribution aura évidemment vocation à augmenter, pour nous pousser à redoubler d'effort d'année en année.
L'info en plus : selon un sondage de la fondation Nicolas Hulot, les deux tiers des Français sont favorables à cette contribution climat-énergie.

Source: Europe1.fr
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Jeudi 2 juillet 2009
Ils avaient été exclus des étals par des normes européennes. La Commission a décidé de revenir sur cette législation.
Pour arriver jusque dans nos paniers, les légumes ne devaient, jusqu'alors, "pas présenter de défauts, à l'exception de très légères altérations superficielles à condition que celles-ci ne portent pas atteintes à l'aspect général du produit, à sa qualité, à sa conservation et à sa présentation dans l'emballage". Une norme européenne sur laquelle la Commission a décidé de revenir. A compter de mercredi 1er juillet, les concombres courbes et autres carottes difformes auront de nouveau droit de cité sur les étals.
"Il est absurde de jeter des produits parfaitement comestibles au simple motif qu'ils sont de taille et de forme irrégulière", a argumenté la commissaire à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel. Alors que la bureaucratie de Bruxelles est souvent pointée du doigt, la commissaire européenne a elle-même reconnu : "nous n'avons pas besoin de légiférer sur ces questions au niveau de l'UE".
26 types de fruits et légumes sont concernés de l'abricot à la noisette à coque en passant par le céleri à côtes et les choux pommés. Dix récalcitrants cependant : pour les pommes, les poires, les agrumes, les fraises, les tomates, les kiwis, les poivrons, les laitues, les pêches et nectarines et les raisins de tables, soit tout de même 75% des échanges commerciaux, les normes resteront en place. Les "spécimens hors-normes" pourront cependant être vendus au détail, "pour autant qu'ils soient étiquetés de manière à les différencier des catégories ‘extra'".

Source: Europe1.fr, Crédit photo: Max PPP Photo PQR L'Alsace Herve Kielwasser
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Jeudi 2 juillet 2009

Plusieurs milliers de tonnes de déchets pourraient ainsi être évités chaque année.

Pratique et écologique. D'ici à 2010, les principaux fabricants mondiaux de téléphones mobiles se sont mis d'accord pour créer ensemble un chargeur universel. Objectif : en finir avec l'accumulation dans un tiroir puis à la poubelle des vieux chargeurs devenus inutilisables après l'achat d'un nouveau portable. Plusieurs milliers de tonnes de déchets pourraient ainsi être évités chaque année, a assuré le commissaire européen en charge de l'Industrie, Gunter Verheugen, qui a poussé cette réforme.
Jusqu'à présent, chaque marque avait son chargeur, voire son type de chargeur en fonction du modèle de téléphone. A l'avenir, ils auront toujours des marques différentes, mais ils seront tous harmonisés, utilisables via une connexion micro-USB présente sur les nouvelles générations de téléphones. A terme, combiné et chargeur seront vendus séparément.
Reste que généraliser "le" chargeur unique prendra du temps. Dans un premier temps, le modèle universel ne sera utilisable que par les "smartphones", ces portables qui permettent aussi d'accéder à internet. Le développement des "smartphones" devrait donc au passage pousser celui du chargeur universel jusqu'au renouvellement complet du parc téléphonique.
En matière de protection de l'environnement, les géants des nouvelles technologies ont encore du chemin à parcourir. Le Bureau des consommateurs européens plaide ainsi pour un chargeur universel qui s'adapte également aux lecteurs MP3 ou aux ordinateurs portables.

Source: Europe1.fr,
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Jeudi 2 juillet 2009

Stockholm comptait faire de la préparation de l'après-Kyoto l'étendard de son sémestre à la tête de l'Union. Mais la crise économique est venue chambouler ses priorités et il a fallu revoir les ambitions à la baisse.

Quelques mois seulement avant d'être élu chef du gouvernement en 2006, Fredrik Reinfeldt affichait un désintérêt manifeste pour le débat sur le réchauffement climatique. Mais après avoir pris ses quartiers à Rosenbad [siège du gouvernement suédois, à Stockholm], il était devenu un fervent défenseur de l'environnement. Il avait compris qu'il avait une carte maîtresse à jouer lors du sommet sur le changement climatique de Copenhague en décembre 2009, lorsqu'il s'agira de négocier un nouveau traité en remplacement du protocole de Kyoto. "Ce sera mon heure sur la scène politique internationale."

"Plus personne ne parle du climat"

Fredrik Reinfeldt est prêt. Il n'a pas attendu que la Suède prenne le relais de la République tchèque à la tête de l'Europe, le 1er juillet, pour rencontrer les grands dirigeants de ce monde, parmi lesquels le président chinois, Hu Jintao, les présidents américains George Bush et Barack Obama, et le Brésilien Lula Da Silva. Mais aujourd'hui, la donne a changé. Complètement. "Plus personne ne parle du climat", constate-t-il. A la place, c'est la crise financière qui occupe le cœur des débats, conférant ainsi un rôle central à son ministre des Finances, Anders Borg. Concernant le climat, il s'agit désormais de revoir nos attentes à la baisse. L'Union européenne est divisée, et des nids de résistance sont apparus dans le Sud et l'Est de l'Europe.

La présidence de Fredrik Reinfeldt tombe à l'une des périodes les plus instables de l'Union : les parlementaires fraîchement élus cherchent leurs marques, les nouveaux commissaires ne seront pas désignés avant l'automne, et le renouvellement des institutions de l'Union reste en suspens jusqu'au deuxième référendum irlandais sur le traité de Lisbonne en octobre.


Se concentrer sur ce qu'il est possible de faire

Par ailleurs, il serait plutôt la règle que l'exception que le pays assurant la présidence se voit obligé de gérer une crise sérieuse, comme la France a hérité de la crise financière et de l'invasion russe en Géorgie, ou comme la République tchèque a hérité de la guerre à Gaza. Il apparaît de plus en plus improbable que la Suède puisse jouer un rôle décisif sur le nouveau protocole de Kyoto. Il s'agit désormais de se concentrer sur ce qu'il est possible de faire. Les six mois à venir constituent un enjeu de taille pour Fredrik Reinfeldt et son gouvernement d'alliance. L'ambiance est au beau fixe chez les Modérés [le parti de Fredrik Reinfeldt], qui sont désormais plus grands et plus forts que leurs trois partenaires de coalition réunis, à un peu plus d'un an des élections de 2010.

Mais lors du scrutin, il devra répondre de sa promesse de 2006 de donner "du travail à la place des allocations". Il avait promis alors de rompre avec "l'exclusion", nouveau nom donné au chômage. Lorsque la droite est arrivée au pouvoir, il s'élevait à 6%. La crise financière mondiale est survenue depuis et l'on s'attend désormais à un taux de chômage de 11 à 12% en 2010-2011. La situation est particulièrement critique chez les 16-24 ans, pour lesquels il s'élève à 25%. Dans le même temps, le nombre de personnes bénéficiaires d'une "aide économique", pour employer le terme actuel, a augmenté de 17% au premier trimestre 2009 par rapport à la même période l'année dernière.

Mais Fredrik Reinfeldt et Anders Borg en sont persuadés, les électeurs suédois comprendront que l'on ne peut pas blâmer le gouvernement pour une crise qui est planétaire : "Nous travaillons à la gestion de la crise, et le peuple suédois le comprend", a déclaré le Premier ministre.

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Jeudi 2 juillet 2009
 
CAP21, par intermédiaire de ses délégués départementaux, se déclare déçu et en profond désaccord avec le choix du ministre Jean-Louis Borloo pour la variante « métropoles du Sud » de la LGV PACA.
C’est le pire scénario qui a finalement été choisi suite à la remise du rapport Cousquer.
Il est premièrement au moins aussi destructeur de l’environnement que la variante nord au pied de la Sainte Victoire. Le passage dans la Vallée de l’Huveaune (entreprises Seveso), par Toulon et le massif des Maures se heurtera à des contraintes sécuritaires et environnementales gigantesques.
Deuxièmement, le coût pharaonique de cette variante est désormais chiffré à près de 20 milliards d’Euros, ce qui pèsera lourdement sur les finances publiques – donc des contribuables pour des décennies.
Par le choix même de ce tracé, il n’y aura plus de financement disponible pour le développement du réseau de trains régionaux promis et indispensable.
Troisièmement, la complexité du tracé et son coût démesuré vont entraîner un phasage de la construction, qui ne permettront aux Alpes-Maritimes d’avoir une desserte correcte qu’à partir de 2040 !
Que dire de l’acheminement du fret lourd, si nécessaire au regard de la saturation du réseau routier et de la problématique C02 à l’horizon 2025 ? Il ne sera pas possible par cette voie et on se privera ainsi du financement européen des lignes mixtes voyageurs/marchandises.
Nous prenons acte de la décision du ministre Jean Louis Borloo, mais nous resterons vigilants sur les modalités de mise en œuvre et des conséquences environnementales du projet.

Les délégués départementaux de CAP21 :
Achim Gertz pour les Bouches du Rhône
Grégory Giavarina pour le Vaucluse
Olivier Lesage pour le Var
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Jeudi 2 juillet 2009


Le courant "L'Espoir à gauche" réunira ses premiers ateliers d'été, à Marseille les 21 et 22 août, avec le Vert Daniel Cohn-Bendit et Marielle de Sarnez (MoDem), avec trois maîtres-mots: "projet", "ouverture" et "rassemblement", a annoncé son leader Vincent Peillon mercredi à Paris.

 

Se revendiquant comme le "premier courant dans le parti", "L'Espoir à gauche", issu de la motion défendue au Congrès de Reims par Ségolène Royal, représente le "tiers du Parti" avec 30 fédérations et veut "accoucher d'une nouvelle gauche", selon M. Peillon.

Avec plus de 1.000 inscrits, ces ateliers accueilleront également certains qui n'ont pas voté pour la motion Royal, et "beaucoup de responsables", assure l'eurodéputé à la presse à Paris, au côté du sénateur François Rebsamen et de Patrick Mennucci, coordinateur des ateliers.

La question des primaires, de la stratégie politique et des alliances sera au coeur de ces deux journées auxquelles sont également invités le radical Jean-Michel Baylet, l'ex-patron PCF Robert Hue et Jean-Pierre Chevènement (MRC).

Candidat aux primaires, Manuel Valls qui a lancé lundi son club, animera des débats. "Membre éminent" de "L'Espoir à gauche", il a "toute sa place avec nous", a commenté M. Peillon.

En revanche, la présence de Ségolène Royal est incertaine. "Ségolène, si elle veut ou si elle peut venir, est la bienvenue", a indiqué M. Rebsamen.

"L'Espoir à gauche" veut "accoucher d'une nouvelle gauche", a assuré M. Peillon.

"On veut que se fédère une nouvelle gauche socialiste, radicale, écologique, citoyenne et républicaine", a renchéri M. Rebsamen.

M. Peillon qui s'affirme "pleinement" dans le PS, juge que le parti "doit se transformer". Car, prévient-il, "tant que ce parti n'aura pas décidé de se transformer et de prendre des décisions de fond sur le projet, les alliances et les primaires, nous continuerons comme nous l'avons fait".

"Nous en avons assez de l'hypocrisie" sur les alliances, a lancé M. Peillon, taclant la direction du PS qui dit "aux présidents de région +faites ce que vous voulez, parfois même des accords de premier tour+, et à la tribune +jamais le MoDem+. Nous n'en sommes pas".

Pour M. Rebsamen, ce courant qui "porte le plus d'unité" et "attirera comme un aimant", veut s'ouvrir "aux démocrates en opposition à la politique de Nicolas Sarkozy - je parle clairement du MoDem", regrettant qu'"au PS, on n'ose pas dire le mot".

Sur les primaires, le courant se dit favorable à "un élargissement du corps électoral aux "progressistes, aux citoyens pour le choix de notre candidat".

Pour M. Mennucci, "dans la situation où se trouve le Parti socialiste, nous estimons qu'un courant qui a fait 30% au Congrès de Reims est le plus à même de se trouver en capacité de rassembler et d'offrir une perspective aux Français".

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Jeudi 2 juillet 2009

 

C'est le scandale le mieux caché du moment : le 30 novembre 2011, si on ne fait rien d'ici là, le passage à la télé numérique risque de laisser bon nombre de foyers français sur le bord du chemin. À quelques mois de la présidentielle 2012, ce serait une catastrophe politique ! En effet, le gouvernement a pris la décision de ne pas équiper en numérique 2.074 émetteurs TDF (sur un total de 3.750). Ces émetteurs sont situés dans des zones géographiques difficiles : montagnes, zones frontalières et zones maritimes. Ce sont ainsi 5 % de territoire pour lesquels la vieille antenne rateau ne recevra plus aucun signal. Soit 1,5 million de foyers menacés d'écran noir.

Le CSA envisage trois solutions : équiper ses foyers en paraboles satellitaires, passer par le câble, sinon par l'abonnement à une offre ADSL. Mais qui paiera ? Les élus locaux, représentés par l'AVICAA, commencent à comprendre que le coût de ces équipements sera à leur charge. Autrement dit, la facture de la TNT sera, dans ces zones difficiles, répercutée sur les impôts locaux ! Or, les montagnes n'abritent pas les populations les plus riches du pays... Ailleurs, dans le reste du pays, les émetteurs TNT continueront à être payés par les chaînes de télévision. Qui peut croire qu'une solution individuelle via la parabole coûtera moins cher qu'une solution collective via l'émetteur ? Moins cher pour les chaînes, plus cher pour le contribuable local... Sans compter le risque que les antennistes s'entendent pour gonfler leurs tarifs ou orientent les foyers vers les offres les plus chères.

Un chantier gigantesque, des délais intenables

Le câble sera utile dans l'habitat collectif sauf qu'il est moins répandu dans les zones montagneuses. Quant à la solution de l'ADSL, elle pose d'énormes problèmes puisqu'il s'agit de s'abonner et de payer tous les mois... Certes, des aides étatiques sont prévues dans la loi du 5 mars 2007 (un fonds de 277 millions d'euros). Mais pour en bénéficier, les conditions de ressources sont trop basses pour embrasser les "travailleurs pauvres", pourtant nombreux dans ces zones-là.

Bref, le chantier qui s'engage est gigantesque. Et les aiguilles de l'horloge tournent d'ici à novembre 2011. Mettons que la parabole soit privilégiée. Il s'agit donc d'équiper, à la louche, 1,3 million de foyers concernés. Sortons la calculette : si l'on veut qu'au 30 novembre 2011, tous les foyers non couverts disposent d'une parabole, il faudrait que les installateurs parviennent à équiper 44.827 foyers par mois en s'y mettant dès à présent et en travaillant 7 jours sur 7. Cela représente 1.495 installations par jour. Une chimère ! La France ne compte que 8.000 antennistes. Intenable. D'autant qu'ils sont rarement établis dans les zones montagneuses. La plupart sont concentrés dans des villes moyennes. Il faudra donc leur payer le transport. Encore un surcoût pour les foyers ruraux...

L'État préfère vendre les fréquences aux opérateurs télécom

Dernière chausse-trappe : le nombre de fréquences sur lequel le CSA pouvait compter... En coulisses, les Sages se sont fait dépouiller par l'Arcep (l'autorité de régulation des télécoms). Entre ces deux organismes, le courant ne passe pas vraiment. L'Arcep a commandé un rapport à un cabinet de lobbying (Relians) afin de préconiser de reprendre des fréquences jusqu'ici dédiées à la télévision... En décembre 2008, le rapport a été validé par Matignon. Et pour cause : les opérateurs télécoms paient cher les fréquences (et enrichissent l'État) tandis que celles des télévisions sont gratuites... Résultat : le CSA, qui comptait sur 13 multiplexes d'ici à 2015 afin d'offrir aux Français la télévision haute définition, n'en compte plus que... 8 (dont l'une à seulement 70 %) ! "Nous espérons qu'avec les progrès de la compression numérique, on puisse retrouver d'ici à 2013 ou 2014 les 13 multiplexes", tempère Alain Méar, membre du CSA.

Il y aurait bien une solution. D'ailleurs, le CSA ne l'ignore pas et commence à la suggérer. Il faudrait équiper la totalité des 3.750 émetteurs analogiques de TDF en numérique. Cela coûtera certes plus cher aux chaînes de télévision mais, au moins, aucun Français ne sera laissé pour compte. Il est surtout de plus en plus probable que la TNT prendra au moins deux ans de retard (on sera alors très près des municipales de 2013)... Ce retard alourdira la facture des chaînes de télévision historiques (TF1, France Télévisions, M6, Canal+, Arte) qui paient deux fois, une fois en analogique, une fois en numérique. Tout cela, pour le plus grand bonheur des actionnaires américains de TDF. En effet, cette société - stratégique pour la France - est détenue par le fonds Texas Pacific Group, qui, de fait, est en situation de quasi-monopole (les concurrents sont dépendants des sites TDF). Ceci ne va pas sans poser des problèmes politiques.

Trop d'intervenants, pas de patron

Le CSA attend donc une décision politique. Problème : l'État ne s'est pas organisé pour la lui donner promptement. En effet, le dossier de la TNT est dispersé entre Matignon (où il est géré par des conseillers technophiles), le CSN (Comité de la stratégie numérique, dirigé par Jean-Michel Hubert), le secrétariat d'État à la prospective et au développement de l'économie numérique de Nathalie Kosciusko-Morizet, tandis que la Direction du développement des médias (DDM) de la rue de Valois semble de moins en moins concernée. Ce dossier réclame un vrai patron, et un seul, conscient des intérêts des citoyens et de la continuité du service public. Un patron comme... le président de la République ? La numérisation de la télévision pourrait, par exemple, figurer dans le plan de relance de l'économie, au même titre que le ravalement des monuments historiques, pour lequel l'État a concédé une rallonge de 25 %.
Par CAP 21 FRANCHE COMTE
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Jeudi 2 juillet 2009
Par CAP 21 FRANCHE COMTE
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