Blog de Cap21 : CAP21 est un mouvement politique écologiste humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s’inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques
L’énergie éolienne :
Le principe de fonctionnement : L’hélice d’une éolienne entre en rotation par la force du vent et permet ainsi la production d’énergie mécanique ou électrique, en tout lieu suffisamment venté.
Les applications de l’énergie éolienne sont variées mais la plus importante consiste à fournir de l’électricité à l’échelle d’un territoire.
La protection de l’environnement : Les éoliennes participent à la protection globale de notre environnement. Leur caractère réversible et recyclable répond parfaitement au principe de développement durable que l’on est en droit d’attendre des systèmes de production énergétique. Les éventuels impacts locaux (faune, flore, bruit, paysage) sont maîtrisables grâce au respect d’un certain nombre de règles. Pour y parvenir, il est essentiel d’associer en amont les élus, les associations locales de protection de la nature, les experts locaux et la population.
Le financement : Chez certains de nos voisins européens, comme en Allemagne ou au Danemark, l’investissement est porté à la fois par de grands groupes industriels et par des PME, des particuliers et des agriculteurs. Cette participation financière locale a notamment permis une bonne appropriation des projets et a indéniablement constitué un gage de succès et de développement pour la filière. C’est cette approche que le CLER entend privilégier et promouvoir en France.
La biomasse
On regroupe sous le terme de biomasse l’ensemble des sources énergétiques provenant de la matière organique. Elles représentent 14% du bilan énergétique mondial et environ 3% de celui de l’Union européenne. Ce secteur est décomposé en trois filières distinctes : les biocarburants, le bois-énergie et le biogaz.
L’hydroélectricité
Le principe de fonctionnement : L’énergie hydraulique utilise l’énergie des cours d’eau ou des chutes pour transformer la force motrice de l’eau en électricité. L’eau, par son poids et sa vitesse, actionne une turbine et transforme l’énergie hydraulique en énergie mécanique. La turbine entraîne à son tour une génératrice qui transforme l’énergie mécanique en électricité.
Une énergie indispensable
Aujourd’hui, l’hydroélectricité représente la première source mondiale de production d’électricité. 15 % de l’électricité française est d’origine hydraulique. Son développement actuel et futur est essentiellement basé sur les Petites Centrales Hydrauliques (PCH) qui ont chacune une puissance inférieure à 10 mégawatts.
L’insertion dans l’environnement
Comme pour le bois-énergie ou l’éolien, les projets hydrauliques nécessitent une prise en compte globale de l’environnement (faune, flore, paysage) et des activités locales (pêche de loisir, canoë kayak, etc.). Sous ces conditions, les PCH peuvent être un formidable outil de développement local et durable.
De plus, la vente du courant électrique peut permettre de financer la réhabilitation de nombreux moulins du patrimoine français.
Le solaire thermique
Le gisement solaire est inépuisable et offre de multiples possibilités : apports solaires passifs grâce à l’architecture bioclimatique, production de chauffage ou d’eau chaude sanitaire, climatisation, séchage, etc.
Le solaire passif
Son principe est d’utiliser l’effet de serre qui piège au travers d’une vitre la chaleur du rayonnement. La technique est mise en œuvre dans la réalisation d’habitations bioclimatiques qui combinent surfaces vitrées au Sud, inertie dans la structure du bâtiment et protections solaires d’été. D’où une récupération maximale de la chaleur et de la lumière du soleil en hiver tout en évitant les surchauffes estivales.
Le solaire actif
L’énergie solaire thermique est utilisée pour le séchage, le chauffage et/ou la production d’eau chaude sanitaire.
Les panneaux solaires thermiques les plus courants sont composés d’une vitre sous laquelle se trouve un absorbeur (plaques et tubes avec un revêtement absorbant) dans lequel circule un fluide caloporteur (en général eau et antigel). La vitre retient la chaleur réémise par l’absorbeur, comme dans une serre, et accroît l’échauffement du fluide.
Pour le chauffage, ce fluide cède son énergie à un plancher chauffant à dalle épaise, ou à un stockage hydraulique. Dans ce cas, la chaleur est ensuite restituée selon les besoins par un réseau de chauffage classique.
Pour l’eau chaude sanitaire le fluide transfère sa chaleur à l’eau du ballon grâce à un échangeur.
Le solaire photovoltaïque
Le solaire photovoltaïque est une forme de production d’électricité renouvelable reposant sur la transformation directe du rayonnement solaire.
Les avantages : Le photovoltaïque est parfaitement complémentaire aux efforts de maîtrise des consommations d’énergie dans des bâtiments de plus en plus intelligents. L’installation d’un "toit photovoltaïque" réduit le besoin de produire à distance une électricité à partir de sources polluantes, fossiles, fissiles ou nucléaire. Ce système permet également d’économiser les pertes en lignes (transport...) qui s’élèvent à près de 10 % en France, hyper-centralisation oblige. Mais il peut aussi remplir, notamment dans les bâtiments neufs, d’autres fonctions plus classiques dès lors qu’il est intégré ou qu’il remplace des matériaux conventionnels en couverture (tuiles, ardoises, verrières, ...), en brise-soleil, en façade opaque ou semi-transparente.
C’est ainsi que le photovoltaïque occupe une place de choix parmi les nombreuses techniques disponibles dans le cadre d’une conception écologique du bâtiment.